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CROISSANCE PERSONNELLE

Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 21:15

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Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

 

1/ La stratégie de la distraction

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation

 

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

 

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

Jocelyne Choquette

Conférencière et formatrice

www.jocelynechoquette.net  

Par jocelyne53 - Publié dans : CROISSANCE PERSONNELLE - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 03:26
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Un vieil ébéniste voulait prendre une retraite bien méritée.  Il communiqua alors à son employeur, un entrepreneur en construction prospère, son désir de vivre avec sa femme une vie plus calme et sereine et de recevoir plus souvent ses enfants et petits-enfants.  Naturellement, son chèque de salaire hebdomadaire lui manquerait un peu mais cela n’avait pas d’importance.  Il voulait absolument prendre sa retraite dès maintenant. 
 

 Son patron était désolé de perdre un aussi bon travailleur en qui il avait entièrement confiance.  Il lui demanda alors, comme une faveur personnelle, de bâtir une dernière maison.  Le vieil ébéniste accepta mais à contrecœur et l’esprit amer, à l’idée de travailler encore et de retarder sa chère retraite. Donc, il utilisa des matériaux de construction de qualité inférieure, il fut moins méticuleux et soigneux dans son travail.  Les murs et les planchers n’étaient pas droit et les fenêtres mal isolées. 
 

La maison terminée, l’entrepreneur visita et inspecta la maison.  Puis, il tendit la clé de la porte principal à son employé et lui dit : « Cette maison est à toi.  C’est mon cadeau pour tes 30 ans de service. »

Le vieil ébéniste fut bouleversé !

Quelle honte !  S’il avait su que cette maison lui était destinée comme il l’aurait construite de façon différente avec de meilleurs matériaux. 
 

Comme toujours, recevoir vos commentaires est un grand plaisir.
 

Jocelyne Choquette

Formatrice agréée, coach

et conférencière 

 

Par jocelyne53 - Publié dans : CROISSANCE PERSONNELLE - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 20:15



Pour le reste de ma vie, il y a deux jours dont je ne me soucierai plus.
 

Le premier, c’est hier avec toutes ses erreurs et ses larmes, ses folies et ses défaites.  Hier est passé pour toujours et je ne puis rien y changer.
 

Et l’autre jour,  c’est demain avec ses pièges et ses menaces, ses dangers et son mystère, jusqu’à ce que le soleil se lève de nouveau.  Demain ne m’intéresse pas, car il n’est pas encore là.
 

Avec l’aide de Dieu et ne concentrant mes efforts et mon énergie sur un jour à la fois, je peux réussir aujourd’hui.  Ce n’est qu’en accumulant les fardeaux de ces deux terrifiantes éternités, hier et demain, que je risque de ployer sous la charge.
 

Jamais plus !  Ce jour m’appartient !  C’est le seul qui existe !  Il n’y a qu’aujourd’hui !
 

Aujourd’hui est le reste de ma vie et je suis déterminé(e) à mettre chaque heure à profit. 
 

Ce texte m’a été communiqué par Jacqueline Leclerc, conférencière.  Une grande émule, tout comme moi, du Dr. Joseph Murphy.


Je vous souhaite une excellente journée 

Jocelyne Choquette
Formateur agréé et conférencière 

  

 

Par jocelyne53 - Publié dans : CROISSANCE PERSONNELLE - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 02:42


C'est le genre d'histoire qui n'arrive qu'aux autres, jamais à soi. Sauf, cette fois.
 

Par: Hélène Poitras du magazine Vita.
 

J'ai toujours souhaité partager une relation amoureuse riche de sens et de satisfaction. À l'aube de la cinquantaine, j'avais cumulé plusieurs relations de couple de courte et de longue durée, certaines enrichissantes, d'autres moins. À cette période de ma vie où je me sentais libre, remplie d'énergie et de confiance, je caressais l'espoir que ce bonheur me soit enfin offert.
 

Nous étions à l'automne 2005, lorsque j'ai fait la connaissance d'un homme exceptionnel lors d'un événement organisé par la chorale dont je faisais partie. C'était un bel homme, enjoué, dynamique et créatif. Jour après jour, il me démontrait des marques d'attention auxquelles je n'avais pas été habituée; j'appréciais ses moindres petits gestes.
 

Il est donc entré dans ma vie à la vitesse grand V, car j'avais le goût que cette situation d'abondance demeure. Je réalisais chaque jour à quel point il était facile de vivre à ses côtés. Seule dans ma maison depuis que mes deux enfants avaient quitté le nid, il s'est donc très rapidement installé chez moi.
 

Du rêve... au cauchemar
 

À partir de ce moment, j'ai profité de la vie à deux comme jamais auparavant. Nous avons fait quelques voyages, assisté à de nombreux spectacles, logé dans de grands hôtels; c'était la belle vie et il me faisait miroiter des projets d'avenir qui m'enchantaient.
 

J'avais de l'admiration pour cet homme qui avait vécu tant d'expériences variées et hors de l'ordinaire. Il me disait avoir travaillé aux États-Unis pendant quelques années et y avoir fait de la course automobile. Il avait également travaillé comme directeur technique d'une compagnie internationale de sonorisation et d'éclairage, puis avait décidé quelques années plus tôt de travailler à son compte. Il s'occupait, entre autres, de location d'équipement de sonorisation et d'éclairage pour des productions cinématographiques et télévisuelles.
 

Il semblait par ailleurs brasser de grosses affaires dans des domaines aussi variés que l'aéronautique et les courses automobiles et, bien que tout n'allait pas toujours bien, il faisait preuve de beaucoup d'assurance. Et il n'était pas sans subir des difficultés financières... C'est pourquoi j'assumais souvent certaines de nos dépenses que j'inscrivais dans un cahier afin que soient comptabilisés les montants qu'il me devait. Bien qu'il me remboursait une partie des montants empruntés, j'étais un peu ennuyée d'avoir à avancer l'argent nécessaire pour nos dépenses.
 

À un certain moment, tout sembla rentrer dans l'ordre. En effet, pendant une certaine période, il se mit à me rembourser des montants plus importants de sorte que je pus enfin effacer l'ardoise; j'étais bien contente de voir que ses affaires allaient mieux et de profiter de notre vie de couple sans le spectre des ennuis financiers. Mais le bonheur fut de courte durée. 
 

Quelques mois plus tard, j'appris par le service de recouvrement de l'institution bancaire où je possédais une marge de crédit hypothécaire, que la limite était dépassée depuis trois mois. Surprise! Comment cela est-il possible!? Je n'avais pas touché à cette marge qui devait servir aux travaux de rénovations qui n'avaient pas encore eu lieu... Puis, j'ai compris...
 

Trahie par l'homme que j'aime
 

Bien brutalement, j'ai réalisé que l'homme que je croyais si généreux avait frauduleusement tiré des chèques en imitant ma signature. En plus de conserver une partie des sommes, il m'avait ainsi remboursé les montants qu'il me devait... avec de l'argent emprunté sur ma marge de crédit. Et bien sûr, il avait intercepté toutes les correspondances et les appels faits par ma banque pour m'avertir de la situation.
 

Lorsque j'ai compris ce qu'il m'avait fait, j'ai tout de suite fait changer les serrures des portes de ma maison et l'ai avisé qu'il n'était plus le bienvenu. Le soir même, j'ai déposé une plainte à la police et j'ai su dans les jours suivants que cet homme était un fraudeur d'expérience. Il avait un casier judiciaire depuis 1979, de très nombreuses plaintes criminelles avaient déjà été portées contre lui, et il avait déjà été condamné à deux périodes d'emprisonnement.
 

J'étais atterrée, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, c'était trop gros. Et moi qui l'aimais et qui lui avais fait confiance. J'ai vu à quel point ce drame pouvait m'anéantir et je n'ai surtout pas voulu m'effondrer. Il y a de cela près de quatre ans, j'aurais pu perdre mon fils dans un accident de voiture.  En remerciant le ciel que sa vie soit sauve, je me suis alors juré qu'il n'y aurait jamais rien d'aussi grave que la perte de mon fils. C'est cette promesse qui m'a permis de rester debout.
 

C'est aussi la solidarité de tous ces gens qui m'ont entourée, mes enfants qui ont fait preuve de courage et de confiance dans la vie, mes frères qui se sont tant inquiétés pour leur petite sœur, mes amis qui ont vécu cet affront. Même ces inconnus que j'ai croisés lors des démarches que j'ai dû faire pour résoudre ce gouffre financier, même « leur bonne chance, madame » et toute la sincérité dont ils ont fait preuve m'ont donné le courage d'avancer.
 

Au moment où je rédige cet article, j'apprends qu'il a finalement été mis sous les verrous. J'ai déjà pris les moyens pour éponger cette dette et les arrangements nécessaires pour redresser ma situation financière. Avec son emprisonnement, je traverse une étape supplémentaire dans la résolution de ce deuil.
 

L'espoir
 

Cette double trahison a été un événement magistral de ma vie. Bien qu'il ait été fort douloureux, il m'a permis de déployer des forces et des stratégies intérieures qui m'étaient inconnues. Dans les mois qui ont suivi l'événement, j'ai dû parcourir le chemin qui m'a permis de comprendre ce qui m'avait amenée là. Aujourd'hui, je vais bien. Comme me l'a si bien dit une personne que j'admire: au-delà de ce qui arrive, l'important, c'est ce qu'on en fait...
 

J'espère que j'aurai un jour le privilège de partager ma vie avec quelqu'un de bien, le plaisir immense de vivre une relation de couple enrichissante. J'aurai des craintes et je serai certainement plus vigilante, mais j'ai la foi qu'il existe sur cette Terre un homme qui me convienne et qui me permettra d'oublier cette triste expérience.
 

Je vous souhaite une excellente journée !
 

Jocelyne Choquette

Formateur agréé et conférencier.

514. 336. 7441

jocelyne.choquette@sympatico.ca

 

 

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