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CITATIONS ET FABLES

Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 20:54

 

Je lève mon regard.

Des nuages de smog encrassent le ciel.

Des pluies accident rongent mes vêtements.

Des avions déchirent l’air, encrassent mes poumons.

Une éclaircie soudaine.

Un aigle très haut dans l’atmosphère,

daigne me remarquer et poursuit sa route de jetsetter.

Du haut de mon perchoir,

je jette un regard torve,

sur ma bien-aimée ville boueuse et terne.

Routes sinueuses et crevassée,

dignes d’une région en guerre, en état de siège.

Klaxons furieux, cris,

hurlements démentiels, crissements de pneus,

pleurs, grincements de dents, musique furibonde.

Conversations vides, promesses insipides et traîtresses.

On espère et on pleure.

On se piétine, on se bouscule et on s’entretue.

Haine, cupidité, avidité.

Amour, nul n’est si bien honni.

Amitié inexistante.

 

Je te déteste.

Je veux ton argent.

Je veux ton sexe.

Je veux ton âme.

La vie ou la mort !

Ferme ta gueule et donne-moi tout !

Rien ou si peu en retour.

Sur un banc dans un parc désert,

une âme esseulée et un chat perdu,

ronronnent ensemble de plaisir.

Des canards, cigare au bec,

patrouillent le bassin sale et rouillé,

leurs petites tribus, dédaigneuses,

les suivent en potinant.

Des enfants en compétition,

courent après des ballons multicolores,

se percutent et se cognent dessus.

Les parents béats d’admiration : Quels amours !

Un chien promène son maître.  La langue pendante.

Ils s’arrêtent, s’assoient, les couilles à terre.

Bien sucré, le café latté ! jappe le client.

Tiens ! Moi aussi un café !

La vie est belle… quand même.

 

Jocelyne Choquette Tous droits réservés 2010

 

 

sourire

Par Conférencière et coach. - Publié dans : CITATIONS ET FABLES - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 17:25


Voyez-vous, sous la voûte étoilée,

les flammes éternelles qui

enflamment le ciel et la terre !

  Voyez-vous, les flammes immenses, 

telle la fournaise d’un Enfer

 qui embrasent le monde !

Au centre… une fermentation, sous les cendres chaudes.

Une masse informe, vibrante, frémissante et aveugle.

Un embryon en transmutation.

Une chair palpitante, sanglante, vivante.

Les flammes chantent, dansent

et bénissent cette émergence,

en éruption de sous les cendres.

Requêtes, pleurs, cris inhumains.

Personne ne peut l’aider.

Mais…une Volonté implacable,

 dresse sa tête hors du buisson ardent,

 étire ses ailes de flammes.

Puis, d’un mouvement de ses  serres puissantes

 éloigne les cendres brûlantes.

Des bourrasques lumineuses envahissent les cités humaines,

semant un vent de panique incontrôlable.

Politiciens véreux, dictateurs, tyrans,

 terroristes, trafiquants et traîtres de toutes sortes 

sont cristallisés par l’épouvante, l’horreur !

Les pensées nauséeuses et tremblantes, ils osent lever les yeux.

Le ciel rougeoyant, incandescent annonce des temps nouveaux. 

 

L’Oiseau de Feu est né !

L’Oiseau de Feu s’envole !

L’Oiseau de Feu vole !

 

Je vole !

Je vole !

Je vole !


Jocelyne Choquette

Conférencière et coach

Développement personnel et motivation

www.jocelynechoquette.net

 

Ce teste est protégé par les droits d'auteurs 2010.

 

Par Conférencière et coach. - Publié dans : CITATIONS ET FABLES - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 06:44

Comme les nouvelles télévisées, papiers, radiophoniques et virtuelles sont très négatives et que le soleil parvient difficilement à percer pour tout le monde, j'ai décidé de mettre des blagues et des gags choisis afin d'égayer vos journées et votre vie.  Rire fait mieux circuler le sang dans vos veines, dilate la rate et vous maintiendra en santé. Allez  !  Zou !

 

sourire

 

Ernest-Antoine et Hannibal sont des malades mentaux qui résident dans un hôpital psychiatrique.

 

Un jour Ernest-Antoine longe la piscine. Il tombe à l'eau et coule à pic.

 

Ni une ni deux, Hannibal saute à l'eau et va chercher Ernest-Antoine au fond.

Il le ramène à la surface.

 

Quand le directeur apprend l'acte héroïque de Hannibal, il décide de le laisser sortir immédiatement car il pense que si Hannibal est capable d'un tel acte il doit être mentalement stable.

 

Le directeur va lui-même annoncer cette bonne nouvelle à Hannibal.

Il lui dit :

 

- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'apprendre ! La bonne c'est que nous te laissons sortir de l'hôpital parce que tu as été capable d'accomplir un acte de bravoure en sauvant la vie d'une autre personne.

Je crois que tu as retrouvé ton équilibre mental. La mauvaise, c'est qu’Ernest-Antoine s'est pendu dans la buanderie avec la ceinture de sa robe de chambre.

 

Et Hannibal de répondre au directeur :

 

- Il ne s'est pas pendu, c'est moi qui l'ai accroché pour qu'il sèche...


Bonne journée et à bientôt !

Par jocelyne53 - Publié dans : CITATIONS ET FABLES - Communauté : Tronches de vie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 00:14
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L’on dit qu’un jour se sont réunis, quelque part sur la Terre, tous les sentiments et toutes les qualités des êtres humains.

Lorsque l’Ennui eut baillé pour la 3ième fois, la Folie, folle comme toujours, leur proposa d’aller jouer à la cachette.

L’Intrigue leva la main intriguée et la Curiosité, se contenant plus, demanda :

- À la cachette ?  Qu’est-ce que c’est ça ?

- C’est un jeu, dit la folie, dans lequel je me frappe la face en même temps que je commence à compter de un à un million.  Et, lorsque j’ai terminé de compter, le premier de vous que je rencontre occupera ma place pour continuer le jeu.

 

L’Enthousiasme dansa d’enthousiasme, il fut secondé par l’Euphorie.

La Joie fit tant de sauts qu’elle finit par convaincre le Doute ainsi que l’Apathie, elle qui ne s’intéresse jamais à quoi que ce soit.

Mais, tous ne voulaient pas participer. La Vérité préféra ne pas se cacher… Pourquoi ?… si, finalement, ils la trouveront toujours.

L’Orgueilleux, quant à lui, opina que c’est un jeu bien niaiseux (en réalité, ce que le molestait, c’est qu’il n’était pas l’instigateur de l’idée) et la Lâcheté, pour sa part, préféra ne pas se risquer à donner son opinion.

 

Un, deux, trois… la Folie commença à conter.

 

La première à se cacher fut la Paresse. Elle se laissa tomber, comme toujours, derrière la première pierre du chemin.

 

La Foi monta au ciel et

l’Envie se cacha derrière l’ombre du Triomphe qui, par son propre effort, alla se cacher au faîte de l’arbre le plus haut.

 

La Générosité ne trouvait pas ou aller se cacher car chaque lieu lui paraissait merveilleux pour un de ses amis…

… un lac cristallin pour la Beauté,

… une crevasse dans un arbre, parfait pour la Timidité,

… le vol d’un papillon… le mieux pour la Volupté,

… une rafale de vent… magnifique pour la Liberté

Finalement, elle (la générosité) finit sa recherche en se cachant dans un rayon de soleil.

 

L’Égoïsme, en échange, trouva un lieu très beau, aéré et pratique… c’était un lieu à une place… parfait pour lui seul.

Le Mensonge se cacha dans le fond des océans… (Mensonge, il se cacha derrière un arc-en-ciel).

La Passion et le Désir, dans le centre des volcans.

L’Oubli… j’ai oublié ou s’était caché l’Oubli, mais ce n’est pas important.

 

La folie comptait… 1,995… 1,996… 1,997… 1,998… 1,999…

Et l’Amour n’avait toujours pas trouvé de fleurs pour se cacher.

Un million conta la folie et elle commença à chercher.

 

La première trouvée fut la Paresse… à seulement 3 pas derrière une des pierres.

De loin, on entendait la Foi discuter de théologie avec Dieu

et l’on voyait vibrer la Passion et le Désir dans les volcans.

En pleine distraction, la Folie trouva l’Envie et, de là, elle déduisit la cachette du Triomphe.

Il ne fut pas nécessaire de chercher l’Égoïsme car il sortis rapidement de son nid de guêpes.

De tant marcher, la Folie sentit la soif et, du coup, près du lac, elle découvrit la Beauté

Et, ce fut facile de trouver le Doute car il était assis tout près de là, incapable qu’il était de décider ou aller se cacher.

 

C’est ainsi, petit à petit, tous furent trouvés.

Le Talent dans l’herbe fraîche…

L’Angoisse dans une grotte obscure…

Le Mensonge derrière l’arc-en-ciel (mensonge… dans le fond de la mer).

Jusqu’à l’Oubli… qui avait même oublié qu’elle jouait à la cachette.

Mais…, seul l’Amour n’était nul part

 

La Folie chercha derrière chaque arbre, dans chaque ruisseau de la planète, au sommet de toutes les montagnes et lorsqu’elle était sur le point d’abandonner ses recherches, elle divisa un rosier et pensa :… 

- L’Amour, qui est toujours guindé, doit s’être caché entre les roses…

Elle commença donc à bouger les feuilles… c’est alors qu’elle entendit un cri de douleur…

Les épines avaient blessé les yeux de l’Amour.

 

La Folie ne savait plus quoi faire pour s’excuser.  Elle pleura, elle pria, elle demanda pardon et alla jusqu'à lui promettre d’être, pour toujours, sa gardienne et sa protectrice.

 

Depuis ce temps ou, sur la terre, on joua à la cachette pour la première fois, l’Amour est devenu aveugle… et, pour toujours,  la Folie l’accompagne.

 

LA LOCURA, poème de  Mario Benedetti.

 

Écrivain Uruguayen né le 14 septembre 1920 à Paso de los Toros (Uruguay) et décédé le 17 mai 2009 à Montevideo (Uruguay).

 

Traduction libre par Micla

Mars 2010

Bonne Journée !
 

 

Par jocelyne53 - Publié dans : CITATIONS ET FABLES - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
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